Les dessins présentés ci-dessous
sont ceux d'enfants d'une dizaine d'années, affectés par
les suites du passage du cyclone Mitch au Nicaragua.

Ils expriment clairement le vécu de la catastrophe.
Certains présentent une vision positive et constructive face
au désastre, tandis que d'autres sont nettement plus noirs et
reflètent le traumatisme des enfants.
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Le dessin
de Rosa
Par le thème
développé, les couleurs employées, ce dessin
montre une forte volonté de réaction et d'optimisme
de la part de la petite dessinatrice.
On reconnaît la
structure familiale, un abri, l'école et le pont, moyen de communication
et de protection contre les coulées de boues.
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Le
dessin de Luis
Ce dessin montre
une volonté de présenter l'évènement dans le temps.
On voit une progression d'avant à après le
désastre. Malgré cette tentative, le dessin laisse passer une
forte angoisse. La séparation n'est pas totalement réussie :
ce qui est signalé "avant le désastre" est déjà
menaçant. Les nuages sont noirs, la coulée de boue envahit
tout, de plus en plus, il n'y a pas de place à l'espoir. |
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Le
dessin d'Elvira
Ce dessin,
malgré la présence de couleur, a été
réalisé par un des enfants certainement les plus atteint par le
drame. Le dessin est complètement déshumanisé -seul les
végétaux sont représentés- et il montre le
désir de cacher les conséquences dramatiques de la coulée
de boue et, par là même, de la réalité. Le
volcan, les inondations et la coulée de boue ne laissent pas de place
à la vie. |
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Le
dessin de Leonaldo
Ce dessin fait
partie des moins sombres. La vision de la situation est montrée plus
positivement. Les activités en commun (nettoyage) sont reprises dans
la bonne humeur. Ce dessin est intéressant car il montre la
cohabitation des hommes et du volcan. La menace demeure et la
présence du volcan par cet enfant n'est rendu possible que par l'ajout
dans le dessin de protections, de barrières physiques (palissades,
rangées d'arbres) entre la famille et le volcan menaçant. |
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Le
dessin de Patricia
Ce dessin,
très dépouillé, indique que la jeune dessinatrice a
été profondément touchée et affectée. Il
n'y a pas de trace de vie dans le dessin. Les humains représentés
ressemblent à des fétus de paille ou des insectes dont la taille
reflète l'impuissance et l'impossibilité de lutter contre la
violence de la coulée de boue. Le relais de communication en haut du
volcan, clignotant en rouge, peut-être interprété comme un
appel au secours. |