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Information des populations
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Article L.125-2 du Code de l'Environnement
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Les citoyens ont droit à une information sur les risques majeurs
auxquels ils sont soumis dans certaines zones du territoire et sur
les mesures de sauvegarde qui les concernent.
Ce droit s'applique aux risques technologiques et aux risques naturels
prévisibles. |
Pour répondre à la réglementation, le préfet
établit un document général regroupant toutes les
informations sur les risques naturels et technologiques auxquels sont
soumises les communes de son département.
Ce document constitue le Dossier Départemental
sur les Risques Majeurs (DDRM).
Le DDRM est ensuite adressé à chaque commune du département.
À partir du DDRM, le préfet porte à la connaissance
du maire les risques dans la commune, au moyen de cartes au 1 : 25 000
et décrit la nature des risques, les événements historiques,
ainsi que les mesures d'État mises en place.
Cette information permet alors au maire de réaliser
son Document d'Information Communal sur les
Risques Majeurs (DICRIM).
Dans ce dossier, il rappelle notamment les mesures prises pour prévenir
les risques sur son territoire.
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Porté disparu ? |
La règlementation prévoit
que le préfet établit, sur la base des informations
contenues dans le D.D.R.M., un Document Communal Synthétique
(D.C.S.) qui informe la commune des risques auxquels elle est soumise.
Ce D.C.S. semble sérieusement menacé de disparition
au profit d'une formule qui ne retiendrait plus que deux documents
: le D.D.R.M. et le DICRiM |
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Le Maire met également en place un Plan
Communal de Sauvegarde qui formalise l'organisation des secours
et la mise en uvre des premières mesures d'urgence au niveau
communal en cas de situation de crise.
Le DDRM et le DICRIM sont consultables en mairie par tous les citoyens
et le maire est tenu de mettre l'information à la disposition de
ses administrés.
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Attention! |
Seule cette mise à disposition est
réglementaire et le maire n'est aucunement tenu de réaliser
une campagne d'information sur le DICRiM; il est seulement obligé
d'afficher un texte en mairie pendant 2 mois. Le
citoyen doit donc demander l'information pour l'obtenir; elle n'est
pas censée lui parvenir sans démarche de sa part. |
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Heureusement, deux dispositions
introduites dans la loi "Bachelot" du 30 juillet 2003 permettent
de compléter le dispositif d'information du citoyen:
Le maire informe la population au moins
une fois tous les deux ans, par des réunions publiques communales
ou tout autre moyen approprié, sur les risques naturels
connus dans la commune, les mesures de prévention et de sauvegarde
possibles, les dispositions du plan, les modalités d’alerte,
l’organisation des secours, les mesures prises par la commune pour
gérer le risque, ainsi que sur les garanties du code des assurances.
Cette information est délivrée avec l’assistance des
services de l’Etat compétents.
Son plan de communication peut comprendre divers supports de communication,
ainsi que des plaquettes et des affiches, conformes aux modèles
arrêtés par le ministère chargé de la sécurité
civile.
De plus, lors de l'achat ou de la location d'un bien immobilier,
le vendeur ou le propriétaire ont l'obligation d'informer l'acheteur
ou le locataire de tout risque naturel prévisible.
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Enfin, pour aider et conseiller les services préfectoraux, il est
constitué dans chaque département,
une commission départementale des risques naturels majeurs.
Cette commission présidée par le préfet comprend
en nombre égal :
1° Des représentants élus des collectivités territoriales,
des établissements publics de coopération intercommunale
et des établissements publics territoriaux de bassin situés
en tout ou partie dans le département ;
2° Des représentants d’organisations professionnelles
dont un représentant des organisations d’exploitants agricoles,
un représentant des organismes consulaires, un représentant
des assurances, un représentant des notaires, des représentants
d’associations, dont un représentant d’associations
de sinistrés lorsque de telles associations existent, des représentants
de la propriété foncière et forestière et
des personnalités qualifiées, dont un représentant
de la presse écrite ou audiovisuelle locale ;
3° Des représentants des administrations, notamment l’inspection
d’académie et les services de secours, ainsi que des établissements
publics de l’Etat concernés.
Cette commission donne notamment un avis sur les actions à mener
pour développer la connaissance des risques, et les programmes
de sensibilisation des maires à la prévention des risques
naturels.
Sur Prim.net :
Exemple de dossier communal synthétique réalisé
par la préfecture du Rhône
Exceptée la cartographie des risques, qui repose sur un fond
cadastral alors qu'un fond IGN au 1:25 000 est demandé, il
est exemplaire en ce qu'il montre qu'un document d'information peut
être à la fois riche et agréable à lire.
En effet, son destinataire ultime est le citoyen, il est donc important
d'offrir un support attractif.
Le
document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM)
Conformément au décret du 11 octobre 1990, il recense les mesures
de sauvegarde répondant aux risques naturels et technologiques majeurs
sur le territoire de la commune.
Qu’est-ce que c’est ?
Que contient-il ?
Qui l’établit ?
Pourquoi faire ?
Qui concerne-t-il ?
A quelles exploitations donne-t-il lieu ?
Qui finance quoi ?
Comment établir le DICRIM ?
Où ?
Quand l’établir ?
Pourquoi ?
Quelques exemples |
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