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Le risque inondation
sur les communes de Berthenay et Villandry |
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Présentation publique
des résultats de l'enquête (15/06/05) |
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Nous sommes
des élèves de Seconde Générale du Lycée
Agricole de Tours-Fondettes. Nous nous sommes plus particulièrement intéressés au risque d’inondation. Et c’est cette étude, établie avec l’appuis de vos élus et de l’Association Prévention 2000, que nous vous présentons aujourd'hui. Introduction S’il n’y a pas eu de crue remarquable depuis plus d’un
siècle, le risque reste bien présent. Dans les petites communes du monde rural, il ne reste presque plus d’anciens qui ont vécu la dernière grande crue de 1907. La mémoire collective est perdue et il est difficile d’expliquer aux nouveaux habitants qui viennent des villes qu’on ne peut plus faire n’importe quoi. 116 communes en Indre-et-Loire sont situées en zone inondable. Soit 300 000 personnes installées dans le lit majeur du fleuve. On se croit à l’abri derrière les levées, la culture du risque s’est peu à peu estompée et nul ne s’imagine sous un mètre d’eau. Et pourtant… I Restitution des entretiens d’acteurs A. Les commerçants rencontrés
B. Les Agriculteurs rencontrés
C. Témoignage d’un des agriculteurs interviewé … intervention suivie d’échanges avec la salle et les élèves II Présentation, commentaires et analyses des résultats de l’enquête inondation sur les communes de Berthenay et Villandry (cf. diaporama au format Powerpoint- 24 Mo)
Diapositive 13 : 80% le savaient quand ils ont acheté Diapositive 14 : 100% des personnes ayant répondu sont propriétaires Diapositive 15 : à Villandry, 80% des personnes ayant répondu sont installés depuis plus de 30 ans / à Berthenay, 50% des personnes ayant répondu sont arrivés dans la première vague des personnes ayant fait le choix de s’installer en campagne (calme, coût raisonnable du terrain à bâtir), mais à proximité immédiate de la ville (travail, services, commerces…) Diapositive 16 : la majorité des personnes ayant répondu n’ont pas connu d’inondation dans leurs communes Diapositive 17 : lecture des résultats ? A noter que dans les deux communes, 40% des personnes ayant répondu considèrent que le risque d’inondation est important, voire très important Diapositive 18 et 19 : lecture des résultats ? A noter que les digues sont au cœur des consciences : elles rassurent les uns par leur seule présence, elles angoissent les autres du fait d’un entretien jugé à tort ou à raison insuffisant… Diapositive 20 : sur Berthenay, on relève tout d’abord un paradoxe cocasse et quelque peu inquiétant : 100% de ceux qui estiment le risque important et très important ont été informés ; mais c’est aussi le cas de ceux qui estiment qu’ils ne courent strictement aucun risque !! ? Il convient de s’interroger sur la nature, la fiabilité et la validité desdites informations… Ajoutons que parmi les « sans avis » : 50% sont informés et 50% ne le sont pas ; et 13% des « peu important » ne sont pas informés Diapositive 21 : sur Villandry, parmi les « sans avis » et les « peu important », il y a 50% de non informés… Diapositive 22 : à Berthenay, la plupart ont été informés par la mairie, puis le bouche à oreille / très peu ou pas par le notaire ou l’agence immobilière ! Diapositive 23 : même constat à Villandry Diapositive 24 : à Berthenay, 75% des « aucun risque » pensent savoir quoi faire ; 53% des « peu important » aussi ? Ce qui peut apparaître paradoxal ou qui au contraire pourrait expliquer en partie leur manque de conscience du risque (voir à nouveau la question de la qualité de l’information – pour ceux qui ont été ou pensent être informés …) Ajoutons que ceux qui estiment que le risque est important à très important sont manifestement majoritairement démunis… Diapositive 25 : même tendance à Villandry Diapositive 26 : les digues constituent l’aménagement le plus connu Diapositive 27 : environ 60% des gens jugent les aménagements qu’ils connaissent ou croient connaître insuffisants Diapositive 28 et 29 : lecture des résultats Diapositive 30 et 31 : lecture des résultats ? A noter qu’à Berthenay, seuls 42% des gens disent avoir souscrit une assurance inondation pour leur habitation ; et seulement 22% à Villandry !! Diapositive 32 et 33 : 30 à 45% des gens - même informés - n’ont procédé à aucun aménagement… ? Se repose ici la question de l’information délivrée, par qui, depuis quand… Diapositive 34 : à Berthenay, 25% restent chez eux en cas d’inondation Diapositive 35 : à Villandry, 18% restent chez eux en cas d’inondation Diapositive 36 : la majorité de ceux qui « restent coûte que coûte » ont plus de 60 ans à Berthenay et plus de 74 ans à Villandry. ? La question de la mobilité et de l’évacuation des plus âgés semblent se poser ici. Diapositive 40 : 75 à 90% des gens aimeraient être davantage informés sur le risque d’inondation dans leur commune ? C’est donc une vraie demande qui s’est exprimée en ce sens à l’occasion de l’enquête… Diapositive 41 : le mode d’information à privilégier serait à une grande majorité la réunion publique ? Remarque (faite à chaud lors de la réunion publique) : on est en droit de souligner là encore un paradoxe au regard du peu d’habitants (une dizaine) qui se sont déplacés pour cette réunion publique d’information conjointe sur le risque d’inondation sur les communes de Berthenay et Villandry… L’affichage et la diffusion par voie de presse de l’invitation, ainsi que le calendrier (jour et heure) et le lieu (ici la salle des fêtes de Villandry, commune dont la part d’habitants soumis au risque d’inondation est de loin la plus faibledes deux communes enquêtées, mais dont la salle avait la plus grande capacité d’accueil) jouent certainement un rôle déterminant dans la plus ou moins grande réussite de ce type de manifestation…
A. Rappel : caractéristiques des crues Il existe 4 types de crues :
Pour la Loire, lors des inondations de plaine, il y a généralement une lente montée des eaux, mais en Loire moyenne, une montée de 5 mètres peut se faire en 2 jours, à cause de son caractère cévenol et orageux. B. Actions positives des crues Le saviez-vous : Les crues ne présentent seulement des désavantages. Le paysage de la Loire constitue un environnement rare, inscrit au patrimoine mondial de l’UNSECO, il renferme une faune et une flore tout à fait exceptionnelle. Les crues jouent un rôle paysager majeur, étant à l’origine des milieux les plus typiques du bassin. Les crues constituent donc un des moteurs de la diversité biologique. Notons toutefois que cette action est très limitée à cause des digues qui compriment le lit majeur de la Loire. Mais ces digues ne sont assurément pas là par hasard et la « Loire fleuve sauvage » ne saurait nous faire mentir. C. L’évaluation du risque encouru En Loire moyenne, le risque d’inondation majeur est bien réel. On y redoute les effets dévastateurs d’une crue centennale, encore impossible à maîtriser aujourd’hui. La probabilité du risque d’inondation pour une crue cinquantennale est d’une chance sur 50. Pour une crue centennale, la chance est de 1/100. Pour une forte crue comme la crue cinq-centennale, la probabilité est de 1/500. Vous devez tous connaître ou au moins avoir entendu parler des trois crues centennales de Loire du 19ème siècle (cf. 3 panneaux d’exposition réalisés à partir d’images d’archives) : • Celle de 1846, où le niveau de l’eau était de 7m15 au dessus de la côte d’alerte… • Celle de 1856, où le niveau de l’eau était
cette fois-ci de 7m52 au dessus de la côte d’alerte, et qui
a eu des répercussions énormes sur le territoire. Le niveau
de l’eau touchait les arches du pont de pierre à Tours et
les cadavres du cimetière de la Chapelle-sur-Loire se sont retrouvés
dans les arbres. La Loire et le Cher ne faisaient plus qu’un et
formaient un lac de 30 km sur 10km. Cette crue fut la plus désastreuse
des trois. Elle fit 160 brèches dans les digues, ce qui représente
une longueur de 23 km. 410 ha de gouffres se sont formés au niveau
des brèches par le déferlement des eaux. Presque 400 000
ha de terres ont été inondées. 300 maisons ont été détruites
et 98 km de voies ferrées emportées. Le bilan fut de 20
000 victimes sur 89 communes. Pour mieux se rendre compte de ce que représentent ces probabilités de crue, on peut les comparer aux chances de gagner au loto. Un joueur a une chance sur 13 983 866 d’avoir six bons numéros et une chance sur 18 424 d’avoir trois bons numéros… Enfin, pour prouver que le risque est bien toujours présent, on peut prendre pour exemple la crue de 2003 provoquée par de fortes précipitations. On avait annoncé que le niveau de la Loire allait battre les records des deux dernières décennies. A Tours, le niveau annoncé était de plus de 3 mètres d’eau ; des niveaux qui auraient été supérieur à la dernière crue d’avril 1983, où le niveau était tout de même de 3m30. L’évacuation des bords de Loire fut décidée à Amboise, Tours, Vouvray, La Riche, Villandry et Savonnières, à cause de l’évolution importante de la crue. Puis la Préfecture a déclenché l’alerte pour les communes allant de Mosne à Berthenay. Puis, ce fut au tour des communes de Villandry jusqu’à Chouzé-sur-Loire d’être placées en état d’alerte, soit un total de 46 communes. Nous étions ici face à une crue décennale. Fort heureusement la Touraine se situait dans une période de climat sec et froid, il n’y a donc pas eu d’aggravation du phénomène de montée des eaux. C’est une chance car là où le fleuve est venu une fois, il reviendra… ? passage deux extraits de reportage prêtés par France 3 D. Des aménagements pour limiter le risque Pour limiter l’action des crues, en plus des digues, des déversoirs
ont été construits. Ils servent à soulager la pression
de la crue sur les digues en aval. Mais certains déversoirs sont
aujourd’hui inutilisables à cause de l’investissement
de ces terrains par les hommes. Soulignons l’existence du liminophone. C’est un appareil qui permet de voir comment l’eau monte et surtout de savoir s’il faut donner l’alerte ou pas. Toutefois, toutes ces mesures de prévention n’éliminent pas le risque d’inondation. Elles ne font que le diminuer.
Autour de la nécessaire et difficile prévention et information publique sur le risque inondation : de la prise de conscience à réactiver, la mémoire du risque ayant en grande partie disparu, aux consignes de sécurité à diffuser et au plan de secours communal à élaborer et à réactiver
- retour sur les résultats de l’enquête, questionnement d’habitants autour de la législation, réaction des élus, difficultés spécifiques aux petites communes rurales, rôle et place de l’intercommunalité sur cette question,… Remerciements : aux municipalités de Berthenay et Villandry,
aux habitants enquêtés, ou interviewés, à l’association
Prévention 2000, à la Nouvelle République, à France
3 Tours, ainsi qu’aux Archives Départementales d’Indre-et-Loire. |