Catastrophes naturelles
Le risque inondation sur les communes
de Berthenay et Villandry
Présentation publique des résultats de l'enquête (15/06/05)

Nous sommes des élèves de Seconde Générale du Lycée Agricole de Tours-Fondettes.
Dans le cadre de notre option EATC (Agronomie, Ecologie, Territoire, Citoyenneté), nous avons menés une étude sur le territoire de la Communauté de Communes de la Confluence, entre Loire et Cher.

Nous nous sommes plus particulièrement intéressés au risque d’inondation. Et c’est cette étude, établie avec l’appuis de vos élus et de l’Association Prévention 2000, que nous vous présentons aujourd'hui.

Introduction

S’il n’y a pas eu de crue remarquable depuis plus d’un siècle, le risque reste bien présent.
La Loire est un fleuve encore sauvage qui, lors d’une crue importante, pourrait mouiller les pieds d’un habitant d’Indre-et-Loire sur quatre.

Dans les petites communes du monde rural, il ne reste presque plus d’anciens qui ont vécu la dernière grande crue de 1907. La mémoire collective est perdue et il est difficile d’expliquer aux nouveaux habitants qui viennent des villes qu’on ne peut plus faire n’importe quoi.

116 communes en Indre-et-Loire sont situées en zone inondable. Soit 300 000 personnes installées dans le lit majeur du fleuve. On se croit à l’abri derrière les levées, la culture du risque s’est peu à peu estompée et nul ne s’imagine sous un mètre d’eau. Et pourtant…

I Restitution des entretiens d’acteurs

A. Les commerçants rencontrés

  •  La plupart des commerçants rencontrés à Savonnières et Berthenay (soit une quinzaine), installés depuis peu ou depuis plus longtemps, sont conscients du risque d’inondation.
  •  Le problème est qu’ils ne savent pas quoi faire en cas de crue. Ils prétendent ne pas être assez informés. Ils ont appris qu’ils étaient en zone inondable par le bouche à oreille, par leur propre initiative, ou encore par leur permis de construire. Ils aimeraient bien être informés par la mairie.
  • Certains commerçants prennent le risque à la légère car ils n’ont jamais vu d’inondations; ces personnes n’ont pas une prise de conscience réelle, peut-être à cause du manque d’information.

B. Les Agriculteurs rencontrés

  • Au niveau du monde agricole, deux agriculteurs (l’un éleveur à Berthenay, l’autre céréalier à Savonnières), aux positions diamétralement opposées, au moins en apparence, ont accepté de témoigner sur leur perception du risque inondation.
  • L’un est conscient du risque d’inondation car ses terres sont souvent inondées. Et même si c’est par infiltration du sol, il est évident pour lui que le risque que les digues cèdent est bien réel. Malgré cela, il compte quand même sur ces infrastructures.
  • L’autre exploitant compte lui aussi sur les digues, et pour lui, la rupture de celles-ci est impossible. « Elles ont été renforcées et entretenues » dit-il ; ce qui d’après lui suffit.
  • Mais, si jamais ce phénomène arrivait, aucun d’eux ne sait ce qu’il faut faire. Tout d’abord, ils essaieraient de monter le maximum sur les coteaux, et ils attendraient ensuite tranquillement chez eux, « jusqu’à la limite du possible », leur maisons respectives étant toutes deux surélevées.
  • Notons enfin qu’ils souhaitent tous deux être plus informer par la mairie sur le risque inondation sur leur commune.

C. Témoignage d’un des agriculteurs interviewé

… intervention suivie d’échanges avec la salle et les élèves

II Présentation, commentaires et analyses des résultats de l’enquête inondation sur les communes de Berthenay et Villandry (cf. diaporama au format Powerpoint- 24 Mo)


Panel de l’enquête : l’enquête a été adressée à l’ensemble des administrés de Berthenay (commune à 98% en zone inondable) et aux seuls habitants en zone inondable de Villandry, le tout par voie postale. Le retour s’est fait en mairie. Le taux de retour a été de 20% environ (remarque : le taux de retour classique sur une enquête est de 10 à 15%).


Diapositive 12 : 98% des gens ayant répondu à l’enquête savent qu’ils sont en zone inondable. Mais de là à mesurer le risque encouru…

Diapositive 13 : 80% le savaient quand ils ont acheté

Diapositive 14 : 100% des personnes ayant répondu sont propriétaires

Diapositive 15 : à Villandry, 80% des personnes ayant répondu sont installés depuis plus de 30 ans / à Berthenay, 50% des personnes ayant répondu sont arrivés dans la première vague des personnes ayant fait le choix de s’installer en campagne (calme, coût raisonnable du terrain à bâtir), mais à proximité immédiate de la ville (travail, services, commerces…)

Diapositive 16 : la majorité des personnes ayant répondu n’ont pas connu d’inondation dans leurs communes

Diapositive 17 : lecture des résultats ? A noter que dans les deux communes, 40% des personnes ayant répondu considèrent que le risque d’inondation est important, voire très important

Diapositive 18 et 19 : lecture des résultats ? A noter que les digues sont au cœur des consciences : elles rassurent les uns par leur seule présence, elles angoissent les autres du fait d’un entretien jugé à tort ou à raison insuffisant…

Diapositive 20 : sur Berthenay, on relève tout d’abord un paradoxe cocasse et quelque peu inquiétant : 100% de ceux qui estiment le risque important et très important ont été informés ; mais c’est aussi le cas de ceux qui estiment qu’ils ne courent strictement aucun risque !! ? Il convient de s’interroger sur la nature, la fiabilité et la validité desdites informations…

Ajoutons que parmi les « sans avis » : 50% sont informés et 50% ne le sont pas ; et 13% des « peu important » ne sont pas informés

Diapositive 21 : sur Villandry, parmi les « sans avis » et les « peu important », il y a 50% de non informés…

Diapositive 22 : à Berthenay, la plupart ont été informés par la mairie, puis le bouche à oreille / très peu ou pas par le notaire ou l’agence immobilière !

Diapositive 23 : même constat à Villandry

Diapositive 24 : à Berthenay, 75% des « aucun risque » pensent savoir quoi faire ; 53% des « peu important » aussi ? Ce qui peut apparaître paradoxal ou qui au contraire pourrait expliquer en partie leur manque de conscience du risque (voir à nouveau la question de la qualité de l’information – pour ceux qui ont été ou pensent être informés …)

Ajoutons que ceux qui estiment que le risque est important à très important sont manifestement majoritairement démunis…

Diapositive 25 : même tendance à Villandry

Diapositive 26 : les digues constituent l’aménagement le plus connu

Diapositive 27 : environ 60% des gens jugent les aménagements qu’ils connaissent ou croient connaître insuffisants

Diapositive 28 et 29 : lecture des résultats

Diapositive 30 et 31 : lecture des résultats ? A noter qu’à Berthenay, seuls 42% des gens disent avoir souscrit une assurance inondation pour leur habitation ; et seulement 22% à Villandry !!

Diapositive 32 et 33 : 30 à 45% des gens - même informés - n’ont procédé à aucun aménagement… ? Se repose ici la question de l’information délivrée, par qui, depuis quand…

Diapositive 34 : à Berthenay, 25% restent chez eux en cas d’inondation

Diapositive 35 : à Villandry, 18% restent chez eux en cas d’inondation

Diapositive 36 : la majorité de ceux qui « restent coûte que coûte » ont plus de 60 ans à Berthenay et plus de 74 ans à Villandry. ? La question de la mobilité et de l’évacuation des plus âgés semblent se poser ici.

Diapositive 40 : 75 à 90% des gens aimeraient être davantage informés sur le risque d’inondation dans leur commune ? C’est donc une vraie demande qui s’est exprimée en ce sens à l’occasion de l’enquête…

Diapositive 41 : le mode d’information à privilégier serait à une grande majorité la réunion publique ? Remarque (faite à chaud lors de la réunion publique) : on est en droit de souligner là encore un paradoxe au regard du peu d’habitants (une dizaine) qui se sont déplacés pour cette réunion publique d’information conjointe sur le risque d’inondation sur les communes de Berthenay et Villandry… L’affichage et la diffusion par voie de presse de l’invitation, ainsi que le calendrier (jour et heure) et le lieu (ici la salle des fêtes de Villandry, commune dont la part d’habitants soumis au risque d’inondation est de loin la plus faibledes deux communes enquêtées, mais dont la salle avait la plus grande capacité d’accueil) jouent certainement un rôle déterminant dans la plus ou moins grande réussite de ce type de manifestation…


III Prendre la mesure du risque d’inondation

A. Rappel : caractéristiques des crues

Il existe 4 types de crues :

  1. La crue de plaine est lente sur un bassin versant à faible pente. Elle est facilement prévisible.
  2. La crue torrentielle est très rapide sur un bassin versant à forte pente. L’eau transporte des matériaux, crée des embâcles et transforme le lit de la rivière.
  3. Le ruissellement urbain est causé par des orages violents à répétitions sur des petits bassins versants.
  4. La remontée de nappe est causée par une saturation des nappes phréatiques ou alluviales. L’eau monte très lentement et redescend de la même façon.

Pour la Loire, lors des inondations de plaine, il y a généralement une lente montée des eaux, mais en Loire moyenne, une montée de 5 mètres peut se faire en 2 jours, à cause de son caractère cévenol et orageux.

B. Actions positives des crues

Le saviez-vous : Les crues ne présentent seulement des désavantages. Le paysage de la Loire constitue un environnement rare, inscrit au patrimoine mondial de l’UNSECO, il renferme une faune et une flore tout à fait exceptionnelle. Les crues jouent un rôle paysager majeur, étant à l’origine des milieux les plus typiques du bassin. Les crues constituent donc un des moteurs de la diversité biologique. Notons toutefois que cette action est très limitée à cause des digues qui compriment le lit majeur de la Loire. Mais ces digues ne sont assurément pas là par hasard et la « Loire fleuve sauvage » ne saurait nous faire mentir.

C. L’évaluation du risque encouru

En Loire moyenne, le risque d’inondation majeur est bien réel. On y redoute les effets dévastateurs d’une crue centennale, encore impossible à maîtriser aujourd’hui.

La probabilité du risque d’inondation pour une crue cinquantennale est d’une chance sur 50. Pour une crue centennale, la chance est de 1/100. Pour une forte crue comme la crue cinq-centennale, la probabilité est de 1/500.

Vous devez tous connaître ou au moins avoir entendu parler des trois crues centennales de Loire du 19ème siècle (cf. 3 panneaux d’exposition réalisés à partir d’images d’archives) :

• Celle de 1846, où le niveau de l’eau était de 7m15 au dessus de la côte d’alerte…

• Celle de 1856, où le niveau de l’eau était cette fois-ci de 7m52 au dessus de la côte d’alerte, et qui a eu des répercussions énormes sur le territoire. Le niveau de l’eau touchait les arches du pont de pierre à Tours et les cadavres du cimetière de la Chapelle-sur-Loire se sont retrouvés dans les arbres. La Loire et le Cher ne faisaient plus qu’un et formaient un lac de 30 km sur 10km. Cette crue fut la plus désastreuse des trois. Elle fit 160 brèches dans les digues, ce qui représente une longueur de 23 km. 410 ha de gouffres se sont formés au niveau des brèches par le déferlement des eaux. Presque 400 000 ha de terres ont été inondées. 300 maisons ont été détruites et 98 km de voies ferrées emportées. Le bilan fut de 20 000 victimes sur 89 communes.
• Celle d’octobre 1866 fut la troisième grande crue en 20 ans… Cette fois, il y avait 6m59 au dessus de la côte d’alerte à Tours.

Pour mieux se rendre compte de ce que représentent ces probabilités de crue, on peut les comparer aux chances de gagner au loto. Un joueur a une chance sur 13 983 866 d’avoir six bons numéros et une chance sur 18 424 d’avoir trois bons numéros…

Enfin, pour prouver que le risque est bien toujours présent, on peut prendre pour exemple la crue de 2003 provoquée par de fortes précipitations. On avait annoncé que le niveau de la Loire allait battre les records des deux dernières décennies. A Tours, le niveau annoncé était de plus de 3 mètres d’eau ; des niveaux qui auraient été supérieur à la dernière crue d’avril 1983, où le niveau était tout de même de 3m30. L’évacuation des bords de Loire fut décidée à Amboise, Tours, Vouvray, La Riche, Villandry et Savonnières, à cause de l’évolution importante de la crue. Puis la Préfecture a déclenché l’alerte pour les communes allant de Mosne à Berthenay. Puis, ce fut au tour des communes de Villandry jusqu’à Chouzé-sur-Loire d’être placées en état d’alerte, soit un total de 46 communes. Nous étions ici face à une crue décennale. Fort heureusement la Touraine se situait dans une période de climat sec et froid, il n’y a donc pas eu d’aggravation du phénomène de montée des eaux. C’est une chance car là où le fleuve est venu une fois, il reviendra…

? passage deux extraits de reportage prêtés par France 3

D. Des aménagements pour limiter le risque

Pour limiter l’action des crues, en plus des digues, des déversoirs ont été construits. Ils servent à soulager la pression de la crue sur les digues en aval. Mais certains déversoirs sont aujourd’hui inutilisables à cause de l’investissement de ces terrains par les hommes.
Aujourd’hui, un corset de 700 km de digues accompagne le fleuve, mais ces levées le comprime et l’empêche d’évacuer le surplus d’eau du lit majeur, ce qui accentue la brutalité des crues.
On a aussi construit des barrages qui arrêtent les crues de mai et d’automne ; ils soutiennent l’étiage en été et produisent de l’énergie en hiver.
On a stoppé les prélèvements de sable dans le lit de la Loire, car ils fragilisaient le pied des levées. Il existe 120 points sensibles où l’on a aggravé la situation des pieds de digues. L’enfoncement du lit de la Loire rend aussi inaccessibles certains déversoirs de sécurité.
Pour minimiser les crues, même si on peut considérer que ces mesures jouent à la marge, il est conseillé de limiter le bétonnage pour empêcher un ruissellement trop important. Il convient aussi de conserver les haies en plateau, d’envisager l’aménagement de petites retenues d’eau collinaires sur les coteaux, le tout pour freiner l’écoulement des eaux dans la vallée. Enfin, les municipalités se doivent d’être vigilante quant à l’entretien nécessaire des bords de fleuve (pour éviter les embâcles en cas d’inondation).

Soulignons l’existence du liminophone. C’est un appareil qui permet de voir comment l’eau monte et surtout de savoir s’il faut donner l’alerte ou pas.

Toutefois, toutes ces mesures de prévention n’éliminent pas le risque d’inondation. Elles ne font que le diminuer.


E. Petite pièce « Mauvais temps sur Berthandry »

 

Mauvais temps sur Berthandry

Une pièce co-écrite avec l’Association Prévention 2000 et interprétée par
les élèves de la Seconde B du Lycée Agricole de Tours-Fondettes

Commentateur :
Voici un petit scenario destiné à présenter le rôle de chacun lors d’une crue et aborder certains aspects de la préparation et gestion de crise
La commune qui est au centre de l’action est fictive
Elle porte le nom de Bertandry
Elle a un peu de Berthenay, un peu de Villandry et beaucoup de notre imaginaire

Il pleut des cordes depuis quelques jours sur toute la Loire Moyenne
Le niveau de la Loire et du Cher monte progressivement
Les vannes d’évacuation des eaux pluviales de Bertandry sont fermées, car c’est l’eau du fleuve qui risque maintenant de remonter et d’inonder la ville.
Et il pleut de plus en plus fort...

Préfet coordonateur de Bassin :
les services de l’Etat sont en vigilance; la situation est préoccupante sans être critique
Pourvu que je ne sois pas le Préfet de la crise !

Maire :
Nous avons un problème d’évacuation des eaux pluviales
Les digues nous protègent mais nous transforment en baignoire !
Il faudrait pouvoir pomper cette eau et l’évacuer par-dessus les levées..
Ah, que c’est difficile d’être une petite commune sans grands moyens !

Les citoyens (2) :
- Ben dis donc, qu’est ce qu’il tombe !
- Tu vois pas que ça nous fasse comme l’été 2003 à l’envers ?
- 3 semaines de pluie ? Parle pas de malheur !

Commentateur :
Il pleut maintenant depuis plus de 10 jours en Loire moyenne
La Loire et ses affluents sont nettement en crue

Préfet :
Il faut passer de la vigilance à l’alerte
On annonce du mauvais temps sur les Cévennes et notre crue océanique pourrait bien se doubler d’une crue Cévenole
Je réunis la cellule de crise : Etablissement Public Loire, police, pompiers, DDASS, gendarmerie, météo-France, EDF, France Telecom, la Région, le rectorat..
On doit maintenant envisager le scénario catastrophe
Pourvu que je ne sois pas le Préfet de la crise !

Maire :
Sous la pression de la crue, la nappe alluviale inonde les sous-sols.
A certains endroits, dans les points bas de la ville, la chaussée est déjà sous l’eau
Je dois réglementer la circulation automobile, et surveiller la qualité de l’eau du robinet
Il est possible que nous soyons obligés de boire de l’eau minérale, et comme nous ne serons certainement pas les seuls dans cette situation, il est temps de prendre nos précautions.
Et puis il faut prévoir des planches et des parpaings pour la circulation des piétons dans les rues inondées.
Ou là là, je suis pas couché, moi !
Et il pleut toujours !

Les citoyens (2) :
Dialogue entre un agriculteur qui habite une maison ancienne et qui est capable de faire face à la situation et un habitant citadin d’une maison récente chez qui de nombreux problèmes se posent

Commentateur :
Ca y est ! il tombe des cordes en Haute Loire et les ruisseaux se sont transformés en torrents furieux.
Malgré Villerest, le débit au bec d’allier est près de 7000 M3/s et la lame de crue va parcourir tout le lit de la Loire en surfant sur le lit déjà gonflé par les pluies océaniques
Elle passera chez nous dans 5 jours..
Tous les ingrédients du scénario des grandes crues du XIXème siècle sont réunis..

Préfet :
D’après toutes les simulations, on coure un vrai risque de surverse et de rupture de levées.
Après avoir pesé le pour et le contre, je ne peux prendre le risque de mettre des vies en danger et je décide donc l’évacuation des vals inondables.
C’est une décision très lourde, croyez-moi, mais je l’ai prise
Nous avons 3 jours pour agir et limiter les dégâts
Les forces de police, de gendarmerie et au besoin les forces armées sont seront mobilisées pour assurer l’appui aux populations et la sécurité des biens.
Et bien c’est raté, je suis le Préfet de la crise

Maire :
Evacuer, évacuer, il en a des bonnes lui !
250 coups de téléphone à donner, en espérant que quelqu’un répondra !
Heureusement que nous avons recensé les personnes âgées ou dépendantes qui vont avoir besoin d’une assistance !
Mais tout cela ne nous dit pas ce que l’on va faire de tout ce monde..
Ceux qui ont de la famille dans l’arrière pays, ca va encore, mais les autres ?
Ah, si on avait pu se concerter avec nos communes voisines qui sont sur les hauteurs, je ne serai pas obligé d’improviser dans l’urgence !

Les citoyens (2) :
- t’as entendu ? y faut qu’on évacue ! moi j’ai un beau-frère sur la hauteur qui pourra nous héberger et toi ?
- ben, on sait pas trop et puis on a tous nos biens dans la maison, alors j’ai bien envie de rester, moi !
- Fais pas l’imbécile, c’est vraiment dangereux ; si la levée cède, vous ne vous en tireriez pas ; pense plutôt à ce que tu vas prendre avec toi et oublie pas les papiers de famille, ceux là, l’assurance ne te les remboursera pas !
- Et toi, oublie pas tes cachets, vieux débris et fais bien attention à toi !


Conclusion conjointe avec l’Association Prévention 2000

Autour de la nécessaire et difficile prévention et information publique sur le risque inondation : de la prise de conscience à réactiver, la mémoire du risque ayant en grande partie disparu, aux consignes de sécurité à diffuser et au plan de secours communal à élaborer et à réactiver


Echanges avec la salle :

- retour sur les résultats de l’enquête, questionnement d’habitants autour de la législation, réaction des élus, difficultés spécifiques aux petites communes rurales, rôle et place de l’intercommunalité sur cette question,…

Remerciements : aux municipalités de Berthenay et Villandry, aux habitants enquêtés, ou interviewés, à l’association Prévention 2000, à la Nouvelle République, à France 3 Tours, ainsi qu’aux Archives Départementales d’Indre-et-Loire.