Catastrophes naturelles

Roman fiction
Et si le cauchemar devenait réalité ?!?!

 
 
 
 
 
 
 
Cela fait trois semaines « qu’il pleut des cordes » sur la région de Chinon.
Malgré les pompes qui travaillent jour et nuit, les rues sont recouvertes de quelques centimètres d’eau et des planches sont installées sur le sol pour faciliter les déplacements.

L’échelle de crue marque cinq mètres vingt et le niveau de l’eau ne cesse de monter. Beaucoup de pluies se sont abattues ces derniers jours sur les Cévennes et malgré le barrage de Villerest on s’attend à une grosse vague de crue au Bec d’Allier, là où la Loire et son principal affluent se rencontrent.

Cette vague va parcourir toute la Loire, jusqu’à son embouchure à Nantes et comme notre fleuve est déjà bien gonflé chacun redoute le pire. Les lignes téléphoniques sont saturées, beaucoup de personnes tentent de contacter les pompiers, les routes sont coupées mais des inconscients s’y aventurent au risque de se noyer... Le préfet installe alors une cellule de crise (constituée de gendarmes, pompiers, de la DDE… qui se mettent à disposition du préfet afin de pouvoir agir au plus vite).

C’est l’alerte, on prévient les élus qui informent la population, les gendarmes et les pompiers tentent de convaincre les habitants en danger de quitter leur domicile, les hôpitaux qui risquent d’avoir les pieds dans l’eau d’ici quelques heures, on s’occupe de mettre hors d’eau le bétail, on alimente les personnes sans électricité, sans eau et sans chauffage qui refusent de quitter leur logement. Bref, c’est la panique totale. Ce soir la majeure partie de la population en danger a été évacuée, personne ne sait encore ce qui va se passer. Depuis longtemps, la Loire est sage et la mémoire de ses colères s'est perdue. Dans les heures qui viennent, on va savoir si nos levées tiendront mieux le choc qu’au XIX ème siècle et si le reflux de la Loire dans la Vienne ne fera pas grimper le niveau par-dessus les levées…


Ce travail a été effectué par un groupe de six élèves de 5ème option sciences du collège Jean Zay (Mylène, Céline, Madeleine, Manon, Margaux et Cécile). Nous tenons à remercier la Sous-préfète Madame Schmitt, les Capitaines de pompiers Petit et sa femme, l'adjudant de gendarmerie Duché, Mr Schick, et nos professeurs qui ont fortement participé à la réussite de ce projet.