Catastrophes naturelles
 
Une enquête sur le risque inondation
dans le quartier des Prébendes
Une action conduite en partenariat avec la Mairie de Tours

Quand on parle d’inondation à Tours, la plupart des gens pensent aux grandes crues du XIXéme siècle et ignorent le risque lié à une remontée de la nappe alluviale ou consécutif à de très fortes précipitations.

Bien entendu, la récente crue de la Loire a rappelé à tous que nous n’habitons pas sur les bords d’un long fleuve tranquille.
La montée des eaux sous le pont Wilson en décembre est la conséquence de ces mêmes orages violents qui ont provoqués des catastrophes dans le Sud-Est du pays.

La Loire à Tours le 09/12/03 - Crédit Prévention2000

Mais heureusement, il n’a pas plu sur le versant ouest du massif central où de nombreuses rivières affluentes de la Loire prennent leur source, et nos cours d’eaux « locaux » n’étaient pas gonflés par des pluies océaniques !
Il faut rappeler que c’est la conjonction de ces facteurs qui a produit par 3 fois au XIX éme siècle une rupture des levées, et noyé notre ville sous plusieurs mètres de hauteur d’eau!

Hormis de ce scénario catastrophe, il est indispensable de garder présent à l’esprit que notre ville est située entre deux grands fleuves et que les échanges au niveau de la nappe alluviale entre la Loire et le Cher – donc sous nos pieds- sont incessants.
Dans les quartiers bas de la ville, comme aux Prébendes, la nappe alluviale n'est jamais très loin de la surface du sol.
Des phénomènes de crue un peu prolongés de la Loire et du Cher peuvent très facilement entraîner une résurgence de l'eau dans les sous-sols (c'est pour cela que les anciens ont construit avec des marches).
Il s’agit là d’une situation très fréquente, et chaque habitant doit garder en mémoire que les sous-sols doivent être aménagés en fonction de ce risque.
Un autre paramètre qui doit être considéré avec attention est que, si les levées nous protègent des fleuves, elles empêchent également l’évacuation de l’eau qui se trouve dans l’enceinte de la ville.
Ainsi, en cas de pluies diluviennes, la ville doit évacuer l’eau par dessus les levées au moyen de pompes.
Tours a réalisé un très important effort d’investissement dans ce type de matériel, ce qui lui permet de faire face à un niveau de précipitation relativement exceptionnel (événement de type décennal).
Mais, imaginons une seconde que les trois semaines de canicule du mois d’août, se transforment demain en 3 semaines de pluies incessantes..

Opération « Bandeaux Bleus », menée par la préfecture de l’Indre-et-Loire
- Octobre 2003 - Crédit Prévention2000
Le risque inondation le plus probable pour notre ville ne comporte pas de danger pour la vie des habitants; par contre, les conséquences économiques seraient considérables.
Il appartient à chaque citoyen de prendre en considération ce risque et de mettre en oeuvre les dispositions afin de minimiser son exposition.

Le quartier des Prébendes possède deux cours d’eau souterrains :
- La Dolve (ou ruisseau de ceinture) qui passe sous la rue Victor Hugo, est toujours en service et permet d'aider à éliminer les eaux de ruissellement; son voûtement, qui remonte à 1850, a été réalisé selon des normes rigoureuses.
Une inondation de la Dolve serait la conséquence d’une situation météorologique exceptionnelle à laquelle les pompes ne pourraient faire face.
- Le ruisseau de l'archevêque, qui apparaît dans le jardin des Prébendes, et qui fut voûté et détourné au XIXème siècle, n'est plus alimenté.

Nous remercions Monsieur Alain Vanacker, responsable du service d’exploitation des réseaux d’assainissement de Tours +, et Monsieur Nicolas-Gérard Camph’uis, Directeur de l’Equipe Pluridisciplinaire « Plan Loire Grandeur Nature », pour les informations et conseils qu’ils ont bien voulu nous apporter.
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