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La première étude à identifier les populations
encourant les plus grands risques en raison de l’augmentation du
niveau de la mer et de l’intensité accrue des cyclones, sous
l’effet du changement climatique, sera publiée le mois prochain
dans la revue «Environment and Urbanization».
Les recherches
montrent que 634 millions de personnes, soit un dixième de la population
mondiale, sont installées, en zone côtière, à 10
mètres ou moins au-dessus du niveau de la mer.
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L’étude appelle à limiter les effets du changement
climatique, à aider les personnes à s’éloigner
des zones à risque, et à reconsidérer la situation
des emplacements urbains afin de réduire leur vulnérabilité.
Elle avertit que cela requerra des dispositions réglementaires exécutoires
et des mesures d’incitation économique, lesquelles dépendent
toutes deux d’une véritable volonté politique, de moyens
financiers et du capital humain.
Les résultats de l’étude sont plus précisément
les suivants :
- près des deux tiers des zones urbaines dont la population dépasse
les 5 millions de personnes, sont, au moins partiellement, dans la zone
critique des 0 à 10 mètres ;
- 14 % des habitants des pays les moins développés vivent
dans cette zone, contre 10% dans les pays de l’OCDE;
- 21% de la population urbaine des pays les moins développés
se trouvent dans cette zone, contre 11% dans les pays de l’OCDE;
- environ 75% des personnes qui se trouvent dans cette zone sont en Asie;
- les pays ayant plus de la moitié de leur population à l’intérieur
de cette zone sont au nombre de 21, parmi lesquels 16 sont de petits états
insulaires;
- les pays pauvres, et les communautés pauvres à l’intérieur
de ceux-ci, sont les plus exposés.
De surcroît, le nombre de personnes vivant dans la zone de 0 à 10
mètres au-dessus du niveau de la mer augmente, en particulier en
Chine et dans d’autres pays tels que le Bangladesh, dont 40% des
terres sont situées à moins de 10 mètres au-dessus
du niveau de la mer. Le développement urbain dans la zone côtière,
en cours dans de nombreux pays, entraîne l’exposition d’une
population croissante aux dangers venant du large tels que les tempêtes,
les inondations et les cyclones. Ce développement peut en outre
endommager les écosystèmes sensibles, dont les forêts
de mangroves qui protègent le littoral.
Entre 1994 et 2004, un tiers des 1562 inondations, la moitié des
120 000 décès et 98% des deux millions des personnes affectées
par les inondations se trouvaient en Asie.
Les dix pays présentant le plus grand nombre de personnes vivant
dans la zone de moins de 10 mètres au dessus du niveau de la
mer sont :
- la Chine (143 888 000)
- l ’Inde (63 188 000)
- le Bangladesh (62 524 000)
- le Vietnam (43 051 000)
- l’Indonésie (41 610 000)
- le Japon (30 477 000)
- l’Egypte (25 655 000)
- les Etats-Unis (22 859 000)
- la Thaïlande (16 468 000)
- les Philippines (13 329 000)
Les dix pays dont la proportion de
la population vivant dans cette zone est la plus élevée
sont :
- les Bahamas (88%)
- le Suriname (76%)
- les Pays-Bas (74%)
- le Vietnam (55%)
- la Guyane (55%)
- le Bangladesh (46%)
- Djibouti (41%)
- le Belize (40%)
- l’Egypte (38%)
- la Gambie (38%)
Les pays pauvres auront besoin de
l’aide des pays riches pour s’adapter à la
nouvelle donne climatique, rappellent les chercheurs.
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