| 1 Introduction
Le risque sismique est lié à l'aléa sismique
et à la vulnérabilité de la construction, raison
pour laquelle une démarche globale de conception parasismique dans
la construction doit être mise en place. Elle doit s'appuyer sur
trois points :
- respect de la réglementation parasismique.
- conception architecturale parasismique.
- mise en œuvre soignée de la construction.
L'action sismique subie par une structure est directement proportionnelle
à l'accélération qui lui est imposée par le
sol et par sa propre masse.
On peut utiliser des appuis parasismiques appelés isolateurs pour
réduire cette accélération.
On peut réduire la masse en utilisant un matériau ayant
non seulement une masse volumique faible mais aussi en utilisant un matériau
le plus performant possible celui possédant une contrainte spécifique
élevée (rapport entre la contrainte de rupture et la masse
volumique). Parmi les matériaux traditionnels, le bois arrive en
tête devant l'acier et le béton armé, néanmoins
avec l'apparition des matériaux composites un bond en avant sera
franchi.
La limitation des effets de l'action sismique peut se faire par une démarche
réfléchie en commençant par éviter le risque
de résonance avec le sol et d'une manière générale
en appliquant les trois principes de base de conception suivante :
- rechercher à maximiser la capacité des constructions
à stocker l'énergie.
- rechercher à favoriser la capacité des constructions
à dissiper de l'énergie.
- rechercher à favoriser la résistance mécanique.
2 La réglementation parasismique.
L'application des règles parasismiques actuelles "Règles
PS92" concerne le calcul des charges sismiques et les dispositions
constructives.
Leur application est obligatoire pour toutes les constructions abritant
des personnes, situées dans toutes les zones sauf 0.
C'est en général l'ingénieur du bureau d'études
qui est chargé d'appliquer ces règles et de dimensionner
les éléments en béton armé, acier, bois ou
bien mixtes.
Il existe néanmoins les règles propres aux constructions
parasismiques des maisons individuelles dites" PS-MI 89 révisées
92" qui permettent aux architectes de s'affranchir d'un bureau d'étude
pour ce type d'ouvrage. Leur application est facultative et concerne un
domaine assez restreint.
La philosophie des règles consiste à préserver les
vies humaines ; avant tout, l'objectif est de prévenir les risques
d'effondrement des planchers et des murs..
Les règles admettent éventuellement des dommages structuraux
dans des éléments tels que les poutres mais surtout pas
au niveau des poteaux sous peine d'effondrement.
Les règles PS92 imposent la prise en compte d'actions accidentelles
"E" sous forme de forces statiques équivalentes fr horizontales
et verticales à chaque niveau du bâtiment.
fr est fonction de la valeur du spectre de calcul R(T) = an.. RD(T) .
r . t . et du coefficient de comportement q.
L'ordonnée du spectre de dimensionnement normalisé RD(T)
est calculée à partir de la période de vibration
de la structure T par rapport à un type de sol S.
Les informations nécessaires pour ce calcul sont donc :
- la zone de sismicité du lieu à bâtir(0,Ia, Ib,
II, III) exemple : Albertville en Savoie est en zone Ib c'est à
dire avec une séismicité faible d'accélération
nominale an = 2 m/s, la zone III correspondant aux Antilles.
- la classe de risque de l'ouvrage(A, B, C, D) ; exemple : écoles
et cinémas sont de classe C
- le coefficient d'amortissement de la structure ( r ) qui est fonction
du pourcentage d'amortissement critique du matériau (x); plus
cette valeur est élevée, meilleur sera son comportement.
- la topographie du terrain permettant de déterminer le coefficient
multiplicateur (t) dit coefficient d'amplification topographique pour
les ouvrages situés en rebord de crête.
- le type de sol (S0, S1, S2, S3) en fonction de leurs propriétés
mécaniques ; exemple : un sol de roches altérées
du groupe b sur une épaisseur inférieure à 15m
sera de type S1.
- le coefficient de comportement (q) qui est fonction de la capacité
de la structure à supporter des déformations plastiques;
plus une structure dissipe de l'énergie d'oscillation meilleur
sera son comportement ; exemple : q = 3 pour des panneaux d'ossature
bois avec panneaux cloués.
Une fois cette action sismique R(T) calculée, on peut en déduire
les déplacements de la structure en particulier en tête et
contraintes dans les matériaux en particulier à la base
et vérifier que ces valeurs restent inférieures à
des valeurs limites imposées.
En fonction de la complexité de la structure, il est possible
de passer soit :
- par une méthode simplifiée dite "pseudo-statique"
applicable aux bâtiments réguliers
- par une autre méthode simplifiée dite de "Rayleigh"
applicable aux bâtiments moyennement réguliers
- par la méthode générale dite "analyse modale-spectrale"
Cette dernière méthode requiert généralement
l'utilisation d'un logiciel de calcul tel que ROBOT ou EFFEL.
Le calcul aux séismes d'une structure ne la protège pas
contre les grands mouvements de sol (effets induits par la secousse) qu'il
convient d'éviter :
- liquéfaction du sol
- glissements de terrains
- éboulement
- effondrement
- jeu de faille
L'étude de reconnaissance géotechnique du sol permet d'éviter
les risques liés aux mouvements des fondations sous charge sismiques
notamment :
- les tassements
- la dislocation
- le glissement
- le basculement
3 La conception
architecturale parasismique
La conception architecturale parasismique n'est pas obligatoire mais
son rôle est fondamental dans la résistance des constructions
aux séismes.
Elle comprend trois volets :
- le parti architectural.
- le parti constructif.
- le contreventement.
3.1 Le parti architectural
La forme des bâtiments est l'élément le plus important
car elle peut éviter des désordres graves voir la ruine
totale de l'ouvrage même si les règles PS 92 ont été
respectées.
La forme devrait être aussi simple, symétrique et régulière
que possible pour éviter des contraintes dues à la torsion
d'ensemble dévastatrices qui reste bien souvent un facteur majeur
de ruine.
Il est souhaitable que les variations de rigidité soient progressives
en plan et en élévation.
Il est préférable de fractionner les bâtiments à
forme complexe par des joints parasismiques suffisamment larges afin d'éviter
des collisions entre blocs voisins.
Les bâtiments en forme de L entraînent des concentrations
de contraintes locales dans les angles qui peuvent être très
néfastes.
Le principe de non-résonance entre le bâtiment et le sol
pour éviter l'amplification de l'accélération impose
que la période propre de vibration du bâtiment doit être
différente de celle du sol, il est donc préférable
de construire une structure souple sur un sol dur et inversement une structure
rigide sur un sol mou (sauf en cas d'utilisation d'isolateurs).
Par exemple une tour flexible de plusieurs dizaines d'étages peut
convenir sur un sol rocheux.
La position du centre de gravité devrait être la plus basse
possible avec une distribution uniforme des masses.
Les éléments d'architecture doivent s'adapter à
des dispositions particulières notamment en règle générale
il est déconseillé :
- la présence de poteaux courts vulnérables aux charges
sismiques (ex : rupture par des allèges rigides)
- des angles vifs aux changements de direction et intersection d'éléments
porteurs.
- les variations brusques des sections.
- les percements trop importants dans les murs porteurs.
Il est préférable de créer des escaliers portés
par des voiles ou à structure indépendante de l'ossature.
Les mezzanines pourront être aussi traitées par une structure
légère et aussi indépendante.
Les baies d'ouvertures dans les façades seront plus favorables
si elles sont superposées et de dimensions modérées.
Ces éléments d'architecture peuvent revêtir une importance
primordiale dans le comportement dynamique de la structure s'ils sont
mal positionnés ou mal dimensionnés.
Dans le même esprit, il ne faut pas négliger la fixation
des éléments de façade ainsi que la résistance
des cheminées comme cela a été le cas à Annecy
où beaucoup se sont effondrées.
3.2 Le parti constructif
Il concerne le choix du système porteur et de sa disposition ;
un choix judicieux va permettre de minimiser les coûts de la protection
parasismique qui pour un ouvrage neuf ne devrait pas excéder 5%
du prix du gros œuvre.
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Effondrement des maisons
en maconnerie de la
casbah de Dellys en Algérie le 20 mai 2003 |
L'efficacité du comportement parasismique est directement liée
à la nature du système porteur : les structures métalliques
conviennent bien en toute zone, de même les ossatures en bois et
celles en béton armé de type voile.
Par contre certains systèmes tels que les maçonneries non
chaînées ou non armées sont à proscrire, les
portiques en béton armé avec murs de remplissage en maçonnerie
ont quant à eux un comportement médiocre.
L'architecte devrait veiller à assurer une bonne continuité
mécanique aussi bien verticalement grâce à une descente
de charges en alignant les poteaux pour éviter l'effet baïonnette
qui cisaille les poutres, qu'horizontalement en ancrant les planchers
correctement dans les murs.
De même il devra favoriser la symétrie en plan et en élévation
ainsi qu'une homogénéité dans les systèmes
porteurs et les matériaux.
Un principe de base à respecter est de stocker et de dissiper de
l'énergie en cherchant la redondance structurale c'est à
dire un degré d'hyperstaticité maximal. La poutre sur deux
appuis simples est à proscrire, il vaut mieux multiplier les appuis
et les assemblages de type encastrement.
Une autre façon de dissiper l'énergie d'oscillation est
de favoriser la ductilité aussi bien au niveau des matériaux
qu'au niveau de la structure.
La solution "poteau fort - poutre faible" permet cette démarche.
Il est nécessaire aussi de se préoccuper de l'effet "poteaux
courts" qui risqueraient d'être cisaillés et entraîneront
l'effondrement des constructions situées dans les terrains en pente;
par contre ils peuvent servir de fusible en vide sanitaire sur terrain
plat.
Le système qui présente la meilleure sauvegarde des personnes
pour un rez-de-chaussée avec éventuellement un étage
reste la construction en murs porteurs à ossature bois avec une
couverture légère. Il peut résister aux secousses
très violentes sans dommages graves.
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Structure à ossature
poteaux-poutres
avec remplissage en maçonnerie.
Cisaillement des poteaux du rez-de-chaussée
transparent et effondrement en mille-feuilles. |
Celui qui fait le plus de victimes dans le monde reste encore l'ossature
poteaux-poutres en béton-armé avec un remplissage en maçonnerie
de briques ou de parpaings. Sa fragilité est accrue surtout quand
le ferraillage est insuffisant, quand le rez-de-chaussée est transparent
pour installer des petits commerces et quand il n'y a pas de noyau de
contreventement. C'est malheureusement le plus répandu car très
économique, on le rencontre fréquemment en Algérie,
au Maroc, en Turquie, en Espagne, au Portugal, en Inde et même en
France…
3.3 Le choix du contreventement
Le contreventement permet d'assurer une stabilité horizontale
et verticale de la structure lors des secousses qui, rappelons-le, ont
des composantes dans les trois directions.
Le rôle du contreventement horizontal est de transmettre les actions
latérales aux éléments verticaux appelées
palées de stabilité.
Pour assurer le contreventement horizontal au niveau des planchers et
des toitures faisant office de diaphragme rigide ne devra pas être
affaiblis par des percements trop grands ou mal placés pouvant
nuire à leur résistance et leur rigidité. Les diaphragmes
flexibles devraient être évités pour combattre le
déversement des murs notamment en maçonnerie.
Le contreventement vertical par palées devra répondre à
des critères spécifiques tels que :
- leur nombre : au moins trois palées non parallèles et
non concourantes par étage.
- leur disposition : elles seront situées le plus symétriquement
possible par rapport au centre de gravité des planchers et de
préférence aux angles avec une largeur suffisante.
- leur distribution verticale : être régulière
; les palées seront de préférence superposées
afin de conférer aux différents niveaux, une rigidité
comparable aussi bien en translation qu'en torsion.
- Les niveaux souples comme par exemple un rez-de-chaussée transparent
d'un immeuble devront être contreventés correctement si
possible par des voiles de cisaillement.
Une mauvaise disposition des palées de stabilité pourra
entraîner des effondrements dus à des déformations
trop importantes.
4 La mise en œuvre
de qualité
Enfin sans une mise en œuvre de qualité de la part de l'entrepreneur,
la construction par des points faibles au niveau de la qualité
des matériaux ou par des assemblages d'éléments précaires
peut s'effondrer comme cela a été encore le cas récemment
dans des immeubles en Turquie en 1999 et en Inde en 2001 et en Algérie
cette année.
Le respect des dispositions constructives impose un rôle des bureaux
de contrôle très important pour les ouvrages publics et un
rôle fondamental de l'architecte pour la conception notamment des
maisons individuelles.
5 Ouvrages existants
Tout ce qui précède est valable pour les ouvrages neufs,
en ce qui concerne les ouvrages existants c'est à dire la majorité,
et notamment ceux construits avant l'apparition des règles les
plus modernes dites "PS 92" (édition 1992), le problème
est à la fois complexe au niveau politique, économique,
juridique et technique.
5.1 Problèmes techniques
Avant de lancer des travaux, un diagnostic à deux niveaux devrait
permettre de s'assurer de la faisabilité du projet.
Le prédiagnostic visuel qualitatif
Il s'effectuera par un expert en conception parasismique en observant
la géométrie de l'ouvrage, il permettra de choisir la stratégie
à suivre.
Si l'ouvrage présente des défauts trop importants, il faudra
s'orienter soit vers sa démolition soit vers un renforcement de
la structure ou une solution de protection.
Si l'expert estime que des travaux pourront améliorer son comportement
dynamique, un diagnostic quantitatif devra être lancé.
Le diagnostic complet quantitatif
Dans le cas donc où le prédiagnostic a débouché
sur une possibilité de corriger les défauts sans engager
des frais inconsidérés, une campagne d'investigations, c'est
à dire des reconnaissances au niveau de l'identification de la
qualité des matériaux et de la géométrie des
éléments en place sera engagée.
La valeur du diagnostic est donc directement lié à la qualité
et à la position des sondages dont l'accès est parfois difficile
voir impossible.
Les hypothèses de calcul seront parfois pessimistes par défaut
pour aller dans le sens de la sécurité, malgré que
cela pénalise le montant de l'opération.
Intervenir en renforcement sur un ouvrage existant suppose connaître
par simulations informatiques et par des mesures in-situ son comportement
dynamique avant renforcement pour estimer sa réponse et après
renforcement pour valider l'efficacité des travaux à envisager.
Cette phase de diagnostic est très délicate à gérer.
Elle passe par une collaboration étroite entre les ingénieurs
en mécanique des sols et ceux en mécanique des structures.
Les solutions
Deux stratégies peuvent permettre d'aborder la réduction
des effets d'une secousse :
- Soit intervenir dans la structure localement.
- Soit intervenir sur la structure au niveau global.
L'intervention dans la structure localement restera une protection dans
une zone déterminée réduite.
Cela consisterait à réaliser des refuges parasismiques au
sein des constructions. Ce concept est en cours d'étude afin de
résoudre la protection des occupants sans intervenir en renforcement
de structure proprement dit. Elle entre dans la politique actuelle du
gouvernement par la création d'espaces de confinement vis à
vis des risques majeurs.
L'intervention sur la structure au niveau global engagera des travaux
lourds qui devront être validés techniquement et économiquement.
La gestion des incertitudes du diagnostic doit être prise en compte
dans l'établissement des scénarios de renforcement qui s'orienteront
vers l'autre stratégie consistant à envisager deux solutions
:
- Réduction des charges sismiques (isolateurs, dissipateurs,
réduction des masses)
- Amélioration des performances, résistance et (ou) rigidité
de l'ouvrage.
Les techniques de renforcement actuellement disponibles sont classées
par objectif et technologie :
- Traitement du sol (injection, micropieux, vibroflottation, cloutage
etc.)
- Renforcement par addition ( chaînage, mur de contreventement,
contrefort etc.)
- Augmentation de section et confinement ( béton projeté,
composite collé, chemisage et corsetage acier etc.)
- Réalisation d'ancrages (plancher-chaînage, charpente-chaînage,
fondation-ossature)
5.2 Problème juridique
Comme la réglementation en vigueur est encore floue sur le calcul
de renforcement de ces ouvrages et les responsabilités ne sont
pas encore bien définies, les bureaux d'études susceptibles
d'intervenir en expertise sont frileux.
5.3 Problème politique car la décision
devrait être éclairée par trois aspects :
L'aspect de la perte humaine liée au nombre de victimes concernées
(fonction de la classe de l'ouvrage et de l'heure d'occupation).
L'aspect de la perte financière liée à la perte d'exploitation
et au coût des travaux de réparation.
L'aspect du niveau d'endommagement ayant des conséquences sur les
conditions d'exploitation.
Pour illustrer le contexte actuel, comment est pris en compte le risque
sismique aux Antilles ?
L'aléa étant très important (zone III), la décision
a été prise de commencer par renforcer les ouvrages de classe
C et D ( écoles, hôpitaux, centre de communications, réservoir
d'eau, etc.) ; sachant que si demain un séisme comparable à
celui de 1843 se produit, la majorité des victimes, estimés
à plusieurs milliers à Point à Pitre d'après
le rapport du BRGM Juin 2001, seraient issues principalement de logements
d'habitation collective et de maisons individuelles (classe B et C). C'est
un choix politique lié à un aspect économique.
5.4 Problème économique
C'est celui qui malheureusement prime bien souvent devant tous les autres
problèmes simplement parce que la quantité d'ouvrages construits
avant la prise de conscience de ce risque, est tellement importante en
que le montant des travaux pour réduire leur vulnérabilité
sera considérable.
Il devra donc s'étaler sur des décennies si d'autres priorités
ne viennent pas s'intercaler ; notons que les inondations graves qui se
sont produites récemment préoccupent plus les pouvoirs publics
et les sociétés d'assurance que les séismes car comme
souvent les problèmes sont traités dans l'urgence quand
ils se produisent faute d'avoir joué la politique de la prévention.
Espérons que pendant ce laps de temps, la croûte terrestre
restera stable dans nos régions françaises y compris aux
Antilles..
6 Conclusions
Le choix d'un bon site sur un bon sol avec des fondations adaptées,
tout en respectant les mesures de prévention imposées et
celles recommandées, permettra de limiter les dommages en cas de
secousse.
L'établissement des "Plans de Prévention des Risques
Sismiques", l'application des "Règles PS92" ainsi
que l'utilisation du "Guide AFPS de conception Parasismique des Bâtiments"
devraient commencer à résoudre en partie cette question.
Malheureusement les études de sol ne sont pas obligatoires sauf
pour les ouvrages publics et le nombre d'architectes et d'ingénieurs
sensibilisés à la conception parasismique reste encore trop
faible en France.
Un effort devrait être fait aussi bien au niveau de la prise de
conscience de ce risque par chaque citoyen qu'au niveau de l'aménagement
du territoire par les pouvoirs publics. |