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Animateur du groupe " Education et conscience du risque " de l'AFPCN Directeur de l’Association Prévention2000 |
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| Contexte de l’information préventive Le risque majeur est la possibilité qu’un événement
d'origine naturelle ou anthropique occasionne des dommages importants
pouvant dépasser les capacités de réaction de notre
société. Pour minimiser l’impact de ces phénomènes rares
et violents, il est indispensable de mettre en œuvre une politique
de prévention. Cette politique s’appuie sur des aspects liés à la
connaissance
du risque, la surveillance des phénomènes,
la réduction du risque, la préparation à la crise,
la gestion de crise et de post-crise. Conformément à l’article R125-11 du code de l’environnement, il rédige le Document d’Information Communal sur le Risque Majeur (DICRiM) qui comprend la description des risques et de leurs conséquences prévisibles pour les personnes, les biens, ainsi que l’exposé des mesures de prévention et de sauvegarde prévues pour limiter leurs effets. Le Maire doit également, dans les communes où un Plan de Prévention des Risques (PPR) a été prescrit, informer ses administrés par des réunions d’information, ou tout autre moyen approprié, au moins une fois tous les deux ans.
Afin d’atténuer les effets d’une catastrophe, le citoyen doit entreprendre une véritable démarche personnelle, visant à s'informer sur les risques qui le menace individuellement et sur les mesures à adopter. Il doit engager une réflexion autonome, afin d'évaluer sa propre vulnérabilité, celle de son environnement (habitat, milieu, etc.) et de mettre en place les dispositions pour la minimiser. En d’autres termes, le citoyen doit être actif et averti.. Les mesures réglementaires prévues par le législateur constituent un nécessaire mais modeste premier pas dans la bonne direction. Les 5 principes de l’information préventive L’objectif de l’information préventive doit être
de sensibiliser et d’informer le citoyen sur le risque qu’il
encourt et de lui permettre d’anticiper sur l’accident. Pour cela, la communication doit respecter 5 grands principes : Principe n°1 : traiter d’un risque local
Plus l’information sera fine et construite autour foyer familial, plus la sensibilisation sera effective. Principe n°2 : être compréhensible
Ainsi, la terminologie de type « vulnérabilité des enjeux » ou les explications scientifiques sur l’aléa pourront être abandonnées avec profit. Principe n°3 : s’appuyer sur l’expérience des citoyens
La communication s’attachera à dédramatiser des situations de stress excessives, à combattre les rumeurs infondées et combler les lacunes informatives. Principe n°4 : s’inscrire dans la durée
De plus, le renouvellement de la population, qui draine sur un territoire des familles sans aucune connaissance du contexte local, nécessite de réitérer régulièrement les messages d’information. Il faut noter à ce propos que les dispositions de la loi « Bachelot » du 30/07/03 sur l’information des acheteurs ou locataires constitue un grand progrès dans ce domaine. Principe n°5 : avoir un coût acceptable
Contrairement à ces campagnes qui peuvent être évaluées, la prévention des risques majeurs s’attache à un domaine où le pire n’est jamais certain et où le succès se traduit par un moindre coût « virtuel » humain et économique de la catastrophe. Le politique se doit de présenter un bilan positif de son action ; la prévention d’un risque dont la probabilité d’occurrence est faible ne correspond pas à ce critère et les budgets qui lui sont consacrés en sont le reflet. C’est pour cela que la campagne doit être « maligne » et s’appuyer sur une dynamique locale. L’Education à l’Environnement, un atout pour une stratégie locale d’information préventive Depuis la rentrée scolaire 2004 , l’éducation à l’environnement pour un développement durable (EEDD) fait partie intégrante de la formation initiale de tous les élèves, de la maternelle à la terminale. Le travail en interdisciplinarité est privilégié au
sein d’une démarche de projet qui doit s’ancrer dans
le local. Elle doit engendrer des comportements plus sûrs, plus solidaires, et conformes à l’évolution souhaitée : un nécessaire éveil à la responsabilité individuelle dans la perspective d’un développement «soutenable» des territoires. C’est dans ce contexte que l’Association Prévention2000 a conçu l’action « Memo’Risks, le DICRiM Jeune » qui associe la ville, l’établissement scolaire et une association d’éducation à l’environnement.
Présentation : Des élèves conduisent une enquête sur un risque local et deviennent des acteurs de l’information pour leur commune. Ils sont invités à mener des actions simples: dessiner une carte du risque, retrouver la mémoire du risque en interrogeant les anciens, questionner la population sur son degré d’information ou de préparation, interroger artisans, commerçants et exploitants sur les conséquences éventuelles d’une catastrophe.. Le document réalisé, fruit de cet engagement, fait l’objet d’une remise officielle en mairie. Ce travail ne vise pas à expliquer l’aléa, mais à refléter
l’état d’information et de préparation de la
population face au risque.
Ce projet permet aux jeunes de participer à la vie de la commune, au maire de mener plus efficacement sa mission d’information préventive auprès des habitants et à l’établis-sement scolaire de mieux prendre en compte les risques majeurs à travers une éducation à la prévention et la mise en place du PPMS (plan particulier de mise en sûreté). Classes concernées : Les classes de cycle central de collège, les classes de seconde
des lycées d’enseignement général, les classes
de seconde et première des lycées agricoles. Déroulement : La démarche est généralement engagée par la commune et l’association, qui établissent le contact avec les établissements scolaires concernés . Dans le cas où l’action recueille l’intérêt de l’équipe pédagogique, un projet pluridisciplinaire est élaboré en concertation, puis mis en œuvre. Partenaires : « Memo’Risks, le DICRiM Jeune » est piloté au
niveau national par l’association Prévention 2000, en partenariat
avec l’Institut Français des Formateurs Risques Majeurs et
Protection de l’Environnement (IFFO-RME). Initiée en 2004, l’opération « Memo’Risks,
le DICRiM Jeune » est particulièrement implantée sur
le bassin versant de la Loire grâce au soutien de l’Etablissement
Public Loire et en Région PACA sous l’impulsion du Centre
Méditerranéen de l’Environnement. Pour toute information sur cette action dans votre région :
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| Olivier
Schick Copyright Prevention2000 |
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